On cherche souvent la bonne technique pour ne plus trembler. La vraie première étape n'est pas technique du tout.
La première étape d'une prise de parole réussie n'est ni la respiration, ni la posture, ni la voix. C'est de ressentir l'envie d'y aller. Un orateur qui monte sur scène à contrecœur transmet cette réticence à son public en quelques secondes, quelle que soit la solidité de son contenu. Vouloir éliminer le trac est une bataille perdue d'avance — l'objectif n'est pas de ne plus rien ressentir, mais de transformer cette énergie en présence plutôt qu'en fuite.
Le trac n'est pas un défaut, c'est un signal que ce que vous vous apprêtez à dire compte pour vous. Un orateur totalement indifférent à son sujet n'a pas de trac — il n'a rien à perdre. Le trac est donc, paradoxalement, la preuve que vous êtes au bon endroit pour convaincre : votre public le sentira, même sans le nommer.
"Yess !! La première étape d'une prise de parole réussie, c'est de ressentir l'envie d'y aller."
L'envie d'y aller ne se décrète pas au moment de monter sur scène — elle se prépare en amont, en travaillant votre matériau jusqu'à ce qu'il vous appartienne vraiment. Un texte lu la première fois cinq minutes avant votre intervention ne peut générer aucune envie sincère : il reste un objet extérieur. Un texte que vous avez raconté à voix haute plusieurs fois, ajusté, éprouvé, devient une histoire que vous avez hâte de partager.
L'envie d'y aller se construit à travers la préparation des trois rôles de toute prise de parole : structurer son message comme un Auteur, le raconter comme un Conteur, l'incarner comme un Acteur. C'est en travaillant ces trois dimensions, bien avant de monter sur scène, que le trac cesse d'être un obstacle et devient le carburant de votre présence.
Nos formations "Prise de parole" outillent vos équipes pour préparer chaque intervention avec méthode, du trac à l'impact.
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